La Compagnie des Plantes

On ne possède rien, jamais, qu'un peu de temps.

par Guillevic

La Compagnie des plantes car le contact fréquent avec le monde végétal m’est devenu indispensable.

La forêt est un endroit qui me ressource, qui me met en joie, où je me sens en paix. J’apprécie la constance, la beauté et l’énergie de cet Univers. Les plantes nous soutiennent dans différentes situations de notre vie, en apportant leur force et leur dynamisme, leur douceur et leur sérénité. Par leurs effets préventifs ou curatifs, elles nous nourrissent, nous soignent ou nous rendent notre équilibre. Présentes sur la terre avant nous, s’adaptant parfaitement aux cycles et conditions de vie, ce sont de vraies guides, prêtes à transmettre leur sagesse aux cœurs sensibles et aux oreilles attentives. Compagnes fidèles et bienveillantes, ne portant aucun jugement, elles nous permettent de nous reconnecter à notre vraie nature et de revenir à notre source.





L’herboristerie est l’art de se soigner par les plantes médicinales.

Cette pratique est très ancienne et accompagne l’homme depuis son apparition sur la terre. C’est par empirisme qu’un savoir considérable s’est forgé. En Inde, les plantes sont à la base de la médecine âyurvédique : cannelle, giroflier, curcuma, ail, cumin. La médecine chinoise utilise des substances d’une incontestable valeur thérapeutique : ginseng, réglisse, ginkgo biloba…. L’Egypte nous a légué un savoir tout aussi important ; le papyrus découvert par l’égyptologue Ebers et qui porte son nom, fut écrit à Thèbes en 1600 av JC. On y mentionne notamment l’absinthe, l’ail, l’oignon, le cumin, le séné, le lin, la myrrhe, la menthe, le pavot. En Europe, Hippocrate (Ve siècle av. JC), dans son Corpus hippocraticum, premier code de déontologie du médecin, fait état de 230 plantes médicinales, dont comme nouvelles ressources : le chou, le melon, le persil, l’asperge, le céleri, le myrte ou le chêne. A côté de ces références célèbres, il ne faut pas oublier celles ou ceux qui par tradition orale ont appris à bien connaître les vertus des plantes et ont transmis ce savoir ancestral. Depuis lors, les analyses scientifiques ont confirmé l’efficacité des plantes sauvages grâce à leurs principes actifs. Souvent, nous cherchons des remèdes à nos maux et douleurs loin de chez nous, alors que la Nature a mis à notre disposition tout ce dont nous avons besoin localement. Reconsidérons nos « mauvaises herbes », ortie, plantain ou autre pissenlit et réapproprions-nous cette « vieille » connaissance. Naturel ne veut pas dire sans innocuité, il est donc indispensable d’obtenir le maximum d’informations avant de commencer une cure à base des plantes. C‘est justement au niveau de la formation que j’interviens et que je propose de découvrir : les balades guidées pour identifier les Simples* comestibles et médicinales et les ateliers à thème sur l’utilisation des remèdes naturels. * (simplicis medicinae ou simplicis herbae selon ses appellations latines) était le nom donné au Moyen Âge aux plantes médicinales.